Entretien avec BAPTISTE CISSE  » Je me sens plus à l’aise dans ma tauromachie »

Entretien avec BAPTISTE CISSE  » Je me sens plus à l’aise dans ma tauromachie »

Entretien avec BAPTISTE CISSE  » Je me sens plus à l’aise dans ma tauromachie »

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Natif de Bayonne, Baptiste Cissé, est une des nombreuses promesses de la tauromachie française. Pour Toril Tv, le protégé du maestro Richard Milian revient avec nous sur sa temporada 2018 et nous parle de son évolution et de ses ambitions pour la temporada qui se profile. (image couverture Sud-Ouest, article Vuelta a los toros)

Tout d’abord Baptiste, comment vas-tu ?

Bonjour, tout va bien pour moi je vous remercie.

Quel bilan tires-tu de cette temporada 2018 débutée et conclue par un triomphe ?

Je pense qu’on peut tirer un bilan plutôt positif de cette temporada 2018 me concernant, en effet j’ai commencé l’année avec aucun contrat de signé et j’ai finalement torée 6 Novilladas et coupés 8 oreilles. J’ai triomphé lors de mes débuts à Vergèze où j’ai eu l’opportunité de remplacer Maxime Solera qui se blessait quelques jours auparavant, à Orthez où je coupe également 2 oreilles lors d’une novillada concours ainsi que le triomphe de Dax en Septembre avec la novillada de José Cruz qui m’a beaucoup apporté. Je parviens également à couper une oreille à la Novillada d’Aire sur l’Adour et de Riscle qui aurait pu être tous deux, deux autres triomphes sans avoir peiné à l’épée.

Quelles évolutions significatives as-tu noté en comparaison avec la temporada précédente ?

Pour moi, j’ai réellement noté une évolution à partir de la novillada d’Orthez fin juillet. Je me suis aperçu que je me sentais beaucoup plus à l’aise dans ma tauromachie, devant le toro de 3 ans, dans ses rythmes qui sont différents de celui du novillo sans picador, la rapidité à s’adapter à lui et donc naturellement dans la façon de me comporter dans le ruedo en général.

Il y a bon nombre de novilleros français qui se partagent le marché. Comment vois-tu cette concurrence qui tend forcement à réduire le nombre de festejos de chacun ?

Je pense, comme dans n’importe quelle situation qu’il y a toujours du positif et du négatif. Concernant le fait que nous sommes beaucoup de novilleros français, le côté positif est que chacun a une responsabilité, une motivation et une envie de triompher qui est décuplée. On sait que l’on a encore moins le droit à l’erreur et que chaque sortie effectuée devant un toro est une chance inouïe. Tout cela forcément augmente la « competencia » et c’est donc très nourrissant pour les aficionados. Par contre cela insinue forcément que le nombre de demandeurs par rapport à l’offre proposée sur le marché est nettement supérieure. Ce qui entraîne moins de courses torées pour chacun d’entre nous c’est donc un point négatif nous concernant.

Quelle sambitions pour 2019 ? T’es-tu fixé un plan de route ?

2019 s’annonce comme une année très importante pour moi. Je compte bien m’affirmer d’avantage dans cette catégorie, pouvoir exprimer pleinement tout ce que je ressens dans le ruedo aux aficionados et toréer un maximum de novilladas

 Déjà quelques accords de passés ?

. Oui, nous avons déjà passés plusieurs accords au jour d’aujourd’hui et j’en suis très fier.

Quels sont selon toi les points sur lesquels tu as besoin de travailler le plus ?

Ouf (rire). Je pense avoir énormément de chose à travailler et c’est normal, mais je m’efforce de faire un travail au capote afin d’être encore plus à l’aise et de pouvoir apporter de la variété. Ainsi qu’à la muleta, continuer à travailler le concept qui me plait avec beaucoup de profondeur dans chaque muletazo en y apportant le plus de rondeur et de temple possible bien évidemment.

Comment vas-tu donc préparer la saison à venir ?

Je prépare ma saison au campo avec des tientas, des toros à tuer en privé. Mais également et surtout un gros travail de préparation avec le maestro Richard Milian en toréant beaucoup de salon.

Le maestro Richard Millian va donc continuer de t’épauler la saison prochaine, peux-tu nous parler des rapports que tu entretien avec lui et de ce qu’il t’apporte au quotidien ?

Oui, c’est toujours le maestro Richard Milian qui sera à mes côtés en 2019, c’est avant tout une personne qui me connaît par cœur et avec qui j’ai une grosse relation de confiance. Ce qui aide énormément quand on est dans l’arène. Je sais qu’il sera toujours là pour me soutenir, m’encourager et me valoriser quand c’est mérité mais aussi pour me bouger quand c’est nécessaire (rire). 

L’alternative, c’est dans un coin de ta tête déjà ?

C’est quelque chose à laquelle je pense oui bien évidemment, mais je reste concentré sur les objectifs à court terme. L’alternative rêvée, pour ma part j’admire le maestro Daniel Luque, ce serait un honneur et une fierté de pouvoir l’avoir comme parrain ou témoin d’alternative, et si je devais choisir une arène je dirais soit Dax car j’y ai vécu mes meilleurs moments en tant que novillero ou Bayonne qui représente beaucoup pour moi étant né dans cette ville.

As-tu une autre activité professionnelle ou bien est-ce que le toreo occupe 100% de ton temps ?

J’ai la chance d’avoir mes parents qui me soutiennent actuellement à 200% dans ce que je vis chaque jours dans les toros et grâce à cela je peux donc me consacrer pleinement et uniquement au toreo. –

Baptiste, que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle année qui se profile ?

Des contrats, du plaisir dans l’arène, de la réussite et aussi de la chance au sorteo, ça peut être utile (rire).

 Merci beaucoup Baptiste et tous nos meilleurs vœux pour 2019.

Merci à vous pour cet entretien, ça a été un plaisir. Abrazo à toute l’équipe de Toril tv, bonnes fêtes de fin d’année et à très bientôt.

Propos recueillis par Pierrick Charmasson pour toriltv.com


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