Et si 2018 était l’année JUAN LEAL?

Et si 2018 était l’année JUAN LEAL?

Et si 2018 était l’année JUAN LEAL?

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« La verdad del toreo es tener algo que decir y decirlo » , cette phrase de Rafael El Gallo sied à la perfection à Juan Leal, et il ne s’y trompe puisqu’elle nous accueille sur le site internet dédié au quotidien du plus sévillan des toreros arlésien.

Avoir quelque chose à dire dans le toreo, n’est pas chose aisée, mais tel est le fil conducteur de ce parisien de naissance.

La facilité, Juan Leal n’a jamais cheminé avec. Tout jeune il avait choisi de quitter Arles et son école taurine, de laisser famille et amis loin de lui, pour partir tenter sa chance en Espagne. La place du Forum était devenue bien étroite pour faire de ses rêves une réalité. Prenant pour exemple, que plus de dix ans avant lui, un frêle petit biterrois du nom de Sebastien Castella, avait choisi cette option pour devenir la figura qu’il est aujourd’hui…

Malgré les difficultés inhérentes à cet apprentissage des plus difficiles, l’éloignement de la famille et des potes, pas question de rentrer en Arles !!

Il intègrera finalement la Fundacion El Juli situé à Arganda del Rey dans la banlieue madrilène. Sous la houlette de Javier Vasquez ou Gomez Escorial, le petit blond arlésien, apprend, encore et encore, avec cette soif d’aller toujours de l’avant. Il participera à de nombreuses reprises à des tentaderos aux côtés d’El Juli, mais aussi à ses premières novilladas sans chevaux en alternance avec quelques petits boulots comme celui de pizzaiolo…

Sa rencontre avec Maurice Berho correspond avec la fin de sa formation à la Fundacion. Elle lui permettra de plier bagages et de s’installer non loin de Séville la belle, à Constantina dans la ganaderia de Jean Marie Raymond.

Il débute en novilladas piquées à Samadet en mars 2011 devant des novillos de Lopez Gibaja aux côtés de Thomas Dufau et Fernando Adrian. Il participera à 34 « festejos » dans cette catégorie avant de vivre une alternative inédite en mano à mano avec Sebastien Castella lors de la Pentecôte nîmoise de 2013. Cartel de luxe et résultat rêvé puisque l’arlésien damnera le pion à son parrain s’offrant une Porte des Consuls le jour de sa prise de fonction.

Depuis, Juan, à force de convictions et avec son concept très « ojedista » tente de se faire une place au soleil, avec ses idées, gardant toujours en ligne de mire l’objectif qui est le sien depuis son plus jeune âge… « Ser Figura del toreo». Mais pas à n’importe quel prix ! Le jeune maestro refuse l’idée de payer pour toréer, ou ce qui y ressemble, pour sa dignité mais aussi par respect à la profession…

Depuis son sacre nîmois, Juan a pris part à 38 corridas de toros, glanant quelques triomphes important comme celui de Bayonne face aux Pedres en 2014, une tarde pléthorique à Villeneuve-de-Marsan et une grande porte à Dax la même année. En 2016, il a confirmé à Las Ventas devant les Pedrazas, se payant un arrimon terrible. S’arrimer voilà ce qui ressort souvent d’une prestation de l’arlésien et si cette option et loin d’être une mauvaise manière, il faut bien avouer que la chance au sorteo ne le touche pas souvent. Mais son entourage en est persuadé « qu’un toro lui embiste comme il faut et vous verrez quel torero il est »…

2017 a marqué un tournant dans sa jeune carrière puisque le public madrilène la vue de nouveau héroïque face à un triste lot de Valdefresno lors de la San Isidro puis face aux toros de Joselito le 15 aout. Mais c’est surtout à Bilbao que l’arlésien a joué les bonnes cartes, se montrant à la hauteur des hautes exigences du public de Vistalegre, surprenant beaucoup d’observateurs chevronnés, qui ne donnaient probablement pas cher de sa peau lorsque celui-ci s’annonça avec les célèbres toros de Miura. (video plus bas)

Un pari gagnant puisqu’il devrait être amené à refaire le paseo en terre basque cette année tout comme Madrid et peut être même Pampelune. Il reviendra également chez lui en Arles, dans une arène qui lui tient tellement à cœur, après 4 ans d’absence et une fade corrida de Jose Luis Pereda. Devant son public, Steven Jean Groux, de son nom à la ville aura la rage de vaincre, la soif de triompher, et de montrer à l’aficion française que l’on doit compter sur et avec lui…

Souhaitons lui qu’après 5 années d’alternative, 2018 soit l’année de l’ascension et de la consécration pour ce tout jeune maestro de 26 ans.

Si la vérité du toreo est d’avoir quelque chose à dire, alors Juan Leal a quelque chose à vous dire…

Suerte!!!

 

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