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LA CHRONIQUE DE DANY COEUR – Attendez-moi LUC

LA CHRONIQUE DE DANY COEUR – Attendez-moi LUC
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ATTENDEZ-MOI LUC
J’arrive, pas tout de suite mais j’arrive…..

Demain j’irai, je vous le promets me poser sur vos pierres quand il n’y aura personne.
Nous n’aurons pas besoin de nous parler, elles sauront pourquoi je serai là.
Mes yeux se porteront là-bas, toujours au même endroit, et il me sera facile d’apercevoir même de loin, vos cheveux brillants jamais disciplinés, votre chemise malmenée et votre main droite toujours à la recherche de ce putain de briquet.
Pas très loin il y aura SImon caché derrière ses éternelles lunettes sombres, Robert et Marc, toujours les mêmes quoi!
Je ne sais pas si un jour quelqu’un compte s’assoir à votre place, mais je préfère lui dire qu’il sera totalement transparent .
J’irai ensuite au bout du chemin droit et je m’enfoncerai sans crainte le long des roubines à la nuit tombée quand il n’y aura plus que le bruit du vent dans les tamaris pour mêler mes sanglots à ceux de vos toros.
J’irai après aussi voir vos petits.
Je répéterai à Jean-Baptiste combien vous étiez fier de lui et j’assurerai à Lola qu’elle a toujours été la seule femme de votre vie.
Je dirai aussi à Marc que vous êtes désolé de lui laisser tout ce boulot mais que vous alllez faire le max pour l’aider d’en haut.

ATTENDEZ-MOI LUC
pas tout de suite, mais j’arrive…
Nous avons tant de choses à nous dire.
J’ai d’ailleurs depuis longtemps une question à vous poser.
Je voudrais savoir pourquoi le bruit des sabots n’est pas le même sur le sable de vos arènes que dans celles de Simon.
Je ne lui demande pas à lui, vous le connaissez il est capable de me dire que le sien est meilleur.
Puis lorsque vous m’aurez répondu, je vous écouterai me raconter votre enfance au Mas du Petit Travers, puis La Chassagne, nous rirons de vos courtes études agricoles et de la colère de Louis lorsque vous lui avez dit que vous vouliez devenir rejon.
Vous le redirez Palavas en 72 où vous êtes présenté sur les camarguais de la maison en tenue du coin.
Vous aviez 21 ans et déjà la tête dure puis’ vos premiers chevaux de rejon achetés en 75 à Fermin Diaz alors mari de Michèle Ricard.
Et de cette maudite année 76 où il vous a fallu ronger votre frein pour préparer votre cavalerie.
Puis quelques prestations au Portugal pour arriver en 78 et votre alternative à Mejanes
En 80 confirmation à Lisbonne.
Qu’est ce qu’ils vous ont aimé les portugais, il faut dire que vous étiez le premier français à confirmer chez eux.
Un honneur disaient-ils.
Si je ne me trompe vous êtes allé au moins six fois chez eux,
Au fait, il faudra aussi que j’aille voir Horacio, il me racontera vos frasques et nous boirons de la ginjinha con elas, sur le coin de la table.
Et puis 83, présentation à Madrid suivie de votre premier grand triomphe à Argeles en 85, trois oreilles et la queue…
Mais ce qui le plaira le plus, c’est quand vous me redirez comment vous avez filé la raclée au bel Angel en 86 en lui soufflant le Rejon d’Or.
Non mais… on est chez nous quand même….
Arrivera ensuite 92, l’année de votre despedida.
Et oui c’est bien beau de faire rejon mais il y a du travail à côté.
Vous avez pris Mejanes en main en 77 et crée votre première feria du Cheval en 81.
En 80 avec l’aide de Marc qui s’occupait de l’élevage des chevaux, vous avez créé votre première Ganaderia de toros de combat J et L Jalabert, suivie par celle du Laget en 84
Il ne faudra pas oublier toutes ces arènes que vous avez accompagnées jusqu’à celles d’Arles et aux jeunes que vous avez apodéré , les deux Antonio, Ginés et le petit mexicain.

Alors si vous m’attendez, je vous écouterai en faisant semblant de découvrir votre vie car franchement Luc, je vous le dit, je la connais par Cœur…

Ces derniers mois je vous ai souvent écrit, j’espérais que vous me lisiez sans attendre de réponse.
Je voulais juste que vous compreniez ce que beaucoup ne savaient pas vous dire.
Bref, que nous pensions tous beaucoup à vous.

Alors ATTENDEZ-MOI LUC.
J’arrive
Pas tout de suite, mais j’arrive
J’ai encore tant de choses à vous dire…

Ben oui quoi, il n’y a pas que vous qui allez parler tout de même…….

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