Home CHRONIQUES LA CHRONIQUE DE DANY COEUR – Et un grand pour commencer, un …

LA CHRONIQUE DE DANY COEUR – Et un grand pour commencer, un …

LA CHRONIQUE DE DANY COEUR – Et un grand pour commencer, un …
211
0

ET UN GRAND POUR COMMENCER, UN…..
NÎMES VENDREDI 18 MAI
PREMIÈRE CORRIDA

Le petit murcien, un mètre soixante-huit à peine, ne voulait pas particulièrement devenir torero, voir des corridas oui mais pas plus.
Son père réparateur de motos trouve que c’est dépenser de l’argent que de lui prendre un billet si ce n’est pas pour devenir figura alors Rafael s’inscrit à l’école taurine du village, juste pour avoir ses entrées gratuites aux arènes.
Il y entre sans trop de conviction âgé de neuf ans et commence à prendre goût aux toros.
Mais il se trouve trop gros pour être matador, arrête de manger et rentre à l’hôpital pour anorexie.
Ça commence bien….
Se priver de tout à neuf ans juste pour arriver, c’était un signe.
Il est alors remarqué par le neveu du mentor de Ponce qui le prend sous son aile.
A douze ans, âge où on a encore besoin de la chaleur familiale, il prend sa valise, quitte tout et commence la souffrance.
Alternative dans sa ville à Murcia en 96 puis calme plat.
Il voudrait bien avoir un bon apoderado mais tous veulent de l’argent et il n’en a pas.
Pour manger il fait la cueillette des fruits, vend des prospectus comme quand Casas essayait de vendre ses serrures….
L’hiver il part vivre sa passion au Pérou avec les morts de faim.
Un seul but, Madrid.
Enfin en 2003 il y entre pour la première fois.
Pas de bol, l’année suivante alors qu’il y était encore convié, il se casse le poignet.
Six mois loin des ruedos.
En 2004 son frère est entrain de mourir.
Rafael décide alors de faire un pèlerinage à St Jacques, 600 km à pied.
Et toujours Madrid devant les yeux, enfin une oreille dans la célèbre plaza en 2005
En septembre de cette même année, il met minable le Juli et Jesulin devant des Jandilla à Murcie, trois oreilles et une queue….
Piles lui ouvre alors les portes de France
Du sous-sol il entrevoie le sommet.
Depuis il n’a jamais cessé de gravir les marches
On se souvient de ces deux toros si mal élevés de la pourtant très distinguée Dolorès Aguirre à Madrid
Des brutes de plus de six cents kilos, armés jusqu’au ciel dont il a tiré trois oreilles alors qu’il avait tout juste vingt-huit ans.
Je trouve qu’il a un côté d’Ivan.
Pas par sa forme de tauromachie mais par son envie de réussir, envers et contre tous….
Le chemin a été épineux certes mais chaque nouvelle ascension a un goût de miel n’est-ce-pas???

Casas nous le sert sur un plateau le premier jour et pas avec des tendres….
Les tendres, il n’en a jamais eu notre Rafaelillo!
Bof, les Pablo Romero… rien d’effrayants….

Photo Dany Cœur

211

LEAVE YOUR COMMENT

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *