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LA CHRONIQUE DE DANY COEUR – Juli, Oh mon Juli

LA CHRONIQUE DE DANY COEUR – Juli, Oh mon Juli
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JULI, 
OH MON JULI…

Il était arrivé vendredi, il était dans les gradins ce matin,
Il était souriant, il était beau dans son costume turquoise.
Bref c’était mon Juli, celui que j’aime envers et contre tous car il y en a hein qui me reprennent quand je parle de lui…
Qu’importe je l’ai aimé, je l’aime et je l’aimerai.
D’abord parce qu’il a trente-cinq ans, la plénitude pour un torero, ensuite parce qu’il a commencé tôt très très tôt.
Le savez-vous qu’il a torée son premier taureau à l’occasion de sa communion solennelle.
Un beau cadeau n’est-ce-pas?
C’est certain qu’il a du préférer cela qu’un missel (pardon…)!
Il a été découvert par le public français à Mont de Marsan en 95 alors qu’à treize ans il revêt l’habit de lumière pour la première fois.
Il s’expatrie au Mexique en 97 car il est trop jeune en France et en Espagne pour les novillades avec picadors.
Une cinquantaine de novillades lui suffisent pour être considéré comme une star du torero
Il revient à Madrid en 98.
C’est alors la ruée vers là monumental où il fête sa présentation et ses adieux à la novillade.
Il risque gros le petit.
Le vent devient fou, le sable aussi et les bêtes pas faciles à contenir.
Il est obligé de chercher appui entre deux bourrasques contre la barrière où le vent est un peu moins fort et il se débrouille comme il peut pour sauver les meubles devant
23000 spectateurs.
Tout à coup, comme un miracle, le vent se calme et une bête extraordinaire jaillit du Toril
Le petit la prend en main.
Les gradins se sont plus que mouchoirs blancs.
Deux oreilles.
Il n’a pas seize ans , cinq jours plus tard il est a Nîmes pour recevoir son alternative des mains de Manzanares et Jose Ortega Cano.
Il n’a jamais économisé sa peur.
En 2001 à Bilbao, l’arène des grands toreros, il décide d’affronter des VICTORINO alors que sa dernière blessure n’est pas cicatrisée.
Son second toro le frappe au visage lui déchirant la lèvre supérieure.
Opéré le soi même, il n’allume pas ses contrats et il est le lendemain à nouveau sur le ruedo.
L’odeur du chloroforme n’endort pas les toreros, en tous cas pas mon Juli.
Alors cette pluie inattendue, ce temps qui a voulu nous jouer un mauvais tour en ce Pentecôte où habituellement nous ne connaissons que le soleil, oui cette pluie diluvienne a augmenté sa rage.
La rage du travail bien fait, la rage de nous en donner pour notre argent, la rage de faire plaisir à SImon et surtout la rage de nous faire plaisir à nous.
Merci Juli, les bravos qui retentissaient dans l’arène m’ont fait du bien, beaucoup de bien.
Ils étaient pour toi seulement mais ils m’ont aussi redonner à moi la rage.
La rage de continuer à me battre…contre tous les jamais contents…
Le ciel était gris, l’hélicoptère et les drones qui tournoyaient sans cesse sur nos têtes tout auraient pu nous casser le moral.
Tu as réussi à nous donner du bleu, même si c’était à l’intérieur.
Abrazos amigo
A mas!
Je te retrouve à la Goyesque et je compte les jours, tu peux me croire!

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