La temporada 2018 des matadors de toros français.

La temporada 2018 des matadors de toros français.

La temporada 2018 des matadors de toros français.

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Depuis plus de quinze années Juan Bautista et Sebastien Castella, trustent les trophées en tout genre, et les plus hautes marches de l’escalafon, représentant avec panache et précision le savoir « made in France » en matière de toreo.

Mais derrière ces deux immenses maestros, pointent le bout de leurs nez une palanquée de bons et prometteurs toreros agitant avec pugnacité le drapeau tricolore sur la planète toro !

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Sebastien Castella (9eme de l’escalafon, 35 corridas, 36 oreilles) est revenu au niveau attendu par l’aficion française. D’abord en glanant avec vérité, brio et sincérité une cinquième grande porte des prestigieuses arènes madrilènes de Las Ventas pour San Isidro. En France c’est un parcours quasi parfait qu’a réalisé le bitterois, triomphant à Istres (3 oreilles) Mont-de-marsan (2 oreilles) Arles pour sa première goyesque (2 oreilles) et surtout Nîmes avec deux Portes des Consuls consécutives coupant un total de 8 oreilles et une queue dans l’amphithéâtre nîmois.

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Juan Bautista (14 eme, 28 corridas, 43 oreilles et 2 queues) aura vécu une temporada émotionnellement très éprouvante. L’arlésien débuta en France, sur ses terres, dans un contexte chargé d’émotions au lendemain des obsèques de son père Luc en faisant preuve d’un pundonor exceptionnel au vue des circonstances, la maestria prenant le pas avec quatre oreilles dans la besace et un triomphe majuscule. En France Jean-Baptiste a tout raflé, partout il laissa pour le souvenir, la trace de son passage triomphant dans un nombre pléthorique de plazas : Istres (2 oreilles et la queue) Saint-Sever (4 oreilles) Les Saintes-Maries-de-la-Mer (4 oreilles et une queue) Béziers (deux oreilles) Dax (4 oreilles seul contre 6) chez lui en Arles (4 oreilles à Pâques et 3 oreilles pour la goyesque) et deux nouvelles Porte des Consuls à Nîmes (4 oreilles à Pentecôte et 4 aux Vendanges) avant de se retirer dans les arènes de la Misericordia de Zaragoza quelques jour après avoir reçu le premier coup de corne de sa longue et brillante carrière.

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Juan Leal (41eme, 10 corridas, 11 oreilles et 1 queue) est assurément l’un des toreros qui ai le plus marqué de points cette année. Engagé en partie dans le créneau valeureux des corridas dures a marqué les esprits notamment à Bilbao en coupant une oreille de poids face aux redoutés toros de Miura. En France, l’arlésien à triomphé avec panache à Beziers face aux toros de Pedraza de Yeltes (3 oreilles) et Istres (3 oreilles) face aux Curé de Valverde. Deux succès qui faisaient suite à une prestation de belle facture à Nîmes face aux pupilles de Partido de Resina ( 1 oreille). Juan Leal termina cette temporada en graciant un toro de Jose Escolar Gil dans les arènes de Riaza. Une année 2018 de bon aloi avant d’entamer 2019 avec l’appui de Julian Guerra jadis apoderado de Lopez Simon.

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Thomas Dufau (50eme, 8 corridas, 5 oreilles) avait connu une temporada en demi-teinte avant l’automne, l’épée le privant parfois de triomphes lui tendant les bras. Automne au balcon et grosse oreille dans l’esporton, que celle coupée à Madrid en cette fin de temporada. Thomas face à un imposant toro de Pallares avait laissé s’exprimer son toreo fin dans la capitale espagnole, portant en conclusion une épée foudroyante avec un accrochage qui fit craindre le pire. De bonne augure en vue de la saison à venir, que le montois débutera à San Cristobal au Venezuela.

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Andy Younes (55eme, 6 corridas, 8 oreilles) a connu un départ en boulet de canon dans les arènes d’Arles en tombant sur Lastimoso, de Jandilla, exceptionnel de noblesse à qui il pardonna la vie, s’adjugeant la première grande porte de sa carrière de matador, des arènes de sa ville. Quelques semaine plus tard dans les arènes de Nîmes, theatre de son alternative, il ravit un pavillon à chacun de ses opposants aux cotés de deux monstres sacrés de la tauromachie, El Juli et Sebastien Castella. Par la suite Andy fut à son avantage à Chateaurenard face aux toros de Fuente Ymbro, perdant hélas tout espoir de trophée avec le mauvais maniement de l’estoc tout comme ce fut le cas dans les arènes de Saint-Gilles. Entretemps Il rectifia le tir aux Saintes-Maries-de-la-Mer lors d’un mano à mano avec son illustre ainé Juan Bautista. L’arlésien conclut sa temporada dans les arènes de Nîmes en remplacement de Paco Ureña blessé, face à de fades toros de Virgen Maria.

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Thomas Joubert (76eme, 4 corridas, 1 oreille) n’eut pas la chance comme compagne de route cette année. Il débuta face à une fade corrida de Pedres à Saint-Martin-de-Crau, puis toréa à Saint-Gilles ou l’épée lui fit perdre tout espoir de trophée. A Pentecôte il remplaça au pied levé Paco Ureña face aux toros de Jandilla à Nîmes laissant signant les meilleurs passages de l’après-midi. Hélas il fut gravement touché à la cuisse dans les arènes de Bayonne. Une effroyable blessure laissant craindre le pire, qui désormais devra se conjuguer au passé car oui Thomas Joubert sera encore la en 2019.

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Marc Serrano (87eme, 3 corridas, 2 oreilles) ne fit pas gâté par la chance notamment à Saint-Martin-de-Crau, voyant ses opposants s’invalider au compte-gouttes. Il ne laissa pas passer sa chance en revanche lors de la Feria de l’Ascension d’Ales ou il eut à faire à un excellent toro de San Sebastian (1 oreille).

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Roman Perez (92eme, 2 corridas, 5 oreilles) fut particulièrement en vue lors de la Romeria de Mauguio ou il coupa un total de oreilles à un excellent lot des frères Gallon.

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Mehdi Savalli (121eme, 1 corrida, 2 oreilles) n’eut guère d’opportunités cette année. Il ne revêtit le costume de lumières qu’à l’occasion d’un seul contre 4 dans les arènes de Boujan-sur-Libron devant des toros de Gallon. (photo P.Colleoni)

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El Adoureño (136eme, 1 corrida, 1 oreille / 18 novilladas et 14 oreilles) est devenu le 65eme matador de toros français, se montrant à la hauteur de l’évènement aux cotés de deux figuras del toreo que sont Enrique Ponce et Alejandro Talavante. Auparavant en tant que novillero piqué, l’aturin fut plutôt en dessous des espoirs placés en lui.

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