La temporada 2018 des novilleros français…

La temporada 2018 des novilleros français…

La temporada 2018 des novilleros français…

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La temporada 2018, chez les jeunes toreros français fut riche, variée et en constante évolution et augmentation et surtout, ne manquant pas de talents. Retour sur la saison de nos jeunes novilleros tricolores.

Le leadership, revient cette année et de manière incontestable au novillero nimois Adrien Salenc (5eme de l’escalafon, 21 novilladas, 25 oreilles et une queue).

Revenu en début de saison en Arles d’une grave blessure subit à Calasparra fin 2017, Adrien afficha d’emblée son envie immense de triompher et de s’imposer en coupant l’unique oreille de la matinée à un novillo de Concha y Sierra. Par la suite il s’affirma notamment à Madrid ou sans triompher le nîmois laissa une belle impression, de maturité et d’oficio. De retour en pleine forme, Adrien enchaina grosses prestations et triomphes notamment à Istres, Bayonne, Nîmes, Arganda del Rey, Calasparra, Cella, Arnedo et surtout Saragosse. De plus, le torero dirigé par Olivier Baratchart diversifia son panel ganadero en terme d’encastes, s’alignant tour à tout face aux élevages Concha y Sierra, Miura, Valdellan où Los Manos, une ganaderia devant laquelle le français triompha par deux fois à Bayonne et Saragosse.

Dorian Canton (13eme, 13 novilladas et 15 oreilles) est un novillero prometteur et précoce. A seulement 17 ans le voilà qui débarque dans le circuit des novilladas piquées sans aucuns complexes. Débuts à Mugron pour Pâques face aux novillos de Pincha et premier triomphe. Une semaine plus tard nouveau triomphe face aux Pedraza de Yeltes à Garlin. Suivent Aire-sur-Adour, Captieux, Mont-de-Marsan, Riscle, Saint-Perdon, Dax, Hagetmau, Orthez où Bayonne sans oublier de se présenter à Madrid, Las Ventas, pour sa cinquième novillada piquée seulement. Une saison prometteuse, s’adjugeant au passage le Prix des Critiques Taurins ainsi que celui de l’Union des Clubs Taurins Paul Ricard du Sud-Ouest.

Le biterrois Carlos Olsina se classe 25 eme (11 novilladas et 10 oreilles). La première sortie de la saison dans les arènes de Vergèze s’avéra poussive mais le torero de Béziers, dirigé par Lolo de Camas va redresser la barre par la suite en enchainant les triomphes notamment en Espagne. La Peza, Mojados, Mejorada del Campo ou Casavieja sans oublier Béziers sa ville où il coupa une oreille. Envolé depuis vers le Mexique, Carlos y a débuté en grande pompe puisque pour sa première sur le sol aztèque, le biterrois eut les honneurs de gracié un toro de San Salvador dans les arènes de Xmatkuil.

Espoir de toute une ville, le nîmois El Rafi (28eme, 9 novilladas et 9 oreilles) vient de voir sa carrière changer de cap par un nouvel apoderamiento de renom en la personne de Alberto García, Directeur Général de Tauroemoción. Pour ses débuts dans la catégorie, en Arles, le Rafi ne trouva pas sur sa route de quoi étaler le bon gout de son toreo. Il dut attendre de se présenter dans les arènes de sa ville, paré d’un magnifique costume, pour frapper un grand coup et ouvrir la Porte des Consuls avec trois oreilles. Par la suite le nîmois fut souvent trahit par les aciers ce qui limita parfois le résultat comptable mais fut le protagoniste de prestation de haute volée notamment à Saint-Gilles, Mont-de-Marsan, Istres ou Algemesi.

Maxime Solera (30eme, 8 novilladas, 12 oreilles) connut une saison galère. Physiquement surtout. Une vilaine blessure, récurrente, au genou le contraria régulièrement et eut raison de sa fin de saison. Auparavant le fosséen s’était distingué, notamment dans le créneau des courses dites « dures » par de belles prestations notamment à Andorra (4 oreilles) Calasparra, Boujan-sur-Libron où Istres. Remit de sa blessure Maxime assure être prêt à démarrer la nouvelle temporada avec rage et envie, et ce dès le 1er janvier prochain puisque le torero de Fos-sur-Mer s’envolera pour le Mexique afin d’y faire ses débuts.

Baptiste Cissé (45eme, 6 novilladas et 8 oreilles) débuta par un triomphe à Vergèze en coupant deux oreilles à un novillo de François Andre. Par la suite il se signala à Aire-sur-Adour en ravissant un appendice d’un novillo de Pahla avant de sortir par la grande porte des arènes de Dax en septembre après y avoir coupé deux oreilles aux novillos de  Jose Cruz.

Tibo Garcia (75eme, 2 novillas, 4 oreilles et une queue) avait décidé de mettre entre parenthèse sa carrière durant l’hiver. Une coupure en tout point bénéfique pour le nîmois qui décida finalement que son avenir devrait s’écrire de lumières… Il revint dans les ruedos à Beaucaire où il se montra à son avantage en coupant la seule oreille d’un fade lot du Marquis d’Albaserrada. Il put ensuite faire montre de tout son talent et de son gout pour le bon toreo à Rion-des-landes fin septembre ou il coupa les trophées maximum d’un excellent exemplaire de Jean-Louis Darre. A présent dirigé par le duo Lescarret-Banti, le nîmois aspire à enchainer les novilladas en vue d’une alternative en cours de saison.

Juan Molas (77eme, 2 novilladas et 3 oreilles) dur attendre septembre pour débuter dans la catégorie sur le sable des arènes de sa ville en y laissant une bonne impression. Torero fin et esthète il put ensuite démontrer son bon gout lors d’un mano à mano avec Tibo Garcia dans les arènes de Rion-des-landes desquelles il sortit à hombros.

Enfin Kike (104eme, 1 novillada et deux oreilles) débuta cette année dans le circuit des novilladas piquées, récoltant les fruits de son expatriation sévillane. Une première marquante puisque le torero du sud-ouest y coupa d’abord les deux oreilles d’un excellent opposant des frères Gallon avant d’être sérieusement blessé à la cuisse par un novillo de Barcelo.

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