La vingtaine rugissante… (photo Juan Carlos Munoz)

La vingtaine rugissante… (photo Juan Carlos Munoz)

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20 ans !! Vingt longues années au plus haut niveau… Avant de lire la suite, sachez que je ne suis pas un défenseur invétéré du maestro de Vellila… Mais quand même…

Prodigieux, pléthorique, extraordinaire, sensationnel mais aussi tricheur, magouilleur, usurpateur, bref en vingt années de carrière, Julian Lopez « El Juli » a eu droit à tous les superlatifs. Pas tous supers à vrai dire…

On l’accuse, de jouer au petit chef dans toutes les arènes qu’il fréquente, de mettre la main sur les cartels, sur les toros, sur les empresas, d’estoquer de manière peu orthodoxe, disons hors des canons… Mais quand même…

Quand même parfois, le mauvais personnage que l’on lui prête, met le bleu de chauffe pour rappeler que sa régularité, tauromachiquement parlant, du moins muleta en main pour les plus pointilleux, n’est pas simplement liée au fait d’une quelconque magouille pré-paseo !

Hier à Séville, il a une nouvelle fois démontré, puisqu’il le fallait, quel grand torero il pouvait être. Car il y avait tout. Du temple à revendre, du dominio, de la douceur, en même temps que du pouvoir, de la profondeur et de la maitrise. D’abord face à Chumbo, un Garcigrande, il est vrai très laid, la faute à Juli bien sûr, qu’il conduit à la perfection, jusqu’à transformer la soseria du cornu, en une noblesse quasi naturelle.

Le summum sera atteint avec le fameux Orgullito. Un Domingo Hernandez « muy de Sevilla ». Qui fit honneur à son illustre ganadero récemment disparu. Si la grâce, comme toutes, fut discutée, la prestation XXL du maestro madrilène, ne souffre, elle, d’aucune contestation. Avis personnel au passage, quant à la grâce d’Orgullito, qui me semble plus légitime, je ne dis pas justifiée, que celle octroyée à Arrojado il y a sept ans en ces mêmes lieux. El Juli donc disais-je. Quelle démonstration! Dès les véroniques de réception, en passant par la demi, donnée de trois quart superbe jusqu’aux 50 ou 60 muletazos exécutés avec un temple proche de la perfection… Et les naturelles ! Ajustées avec la main tellement basse, comme parallèle au museau d’un Orgullito qui n’en finissait plus de dessiner des sillons sur le sable doré de la Maestranza.

Alors qu’importe les grincheux, les antis-juli, et même l’indulto dont il n’est pas question ici, hier comme beaucoup, je me suis régalé, j’ai vibré, me rappelant les tardes sensationnelles que m’avait offert Julian, comme, une parmi tant d’autres, celle du jeudi de l’Ascension 2001, à Nîmes, sous un déluge du tonnerre de dieu. C’était il y a longtemps c’est vrai, mais hier l’ancien petit prodige du toreo à donner une véritable leçon de toreo et provoqué un déluge d’émotions. Une façon de rappeler, 20 ans après, quel PEDAZO DE TORERO il peut être !!!!

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