PACO UREÑA , l’anti-star au toreo de vérité…

PACO UREÑA , l’anti-star au toreo de vérité…

PACO UREÑA , l’anti-star au toreo de vérité…

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Il n’est ni leader de l’escalafon, ni un torero de troisième zone, pas plus qu’il n’est figura ou qu’il soit indispensable lors de la confection de cartels. Et pourtant … il devrait ! Car il est le torero que l’aficionado a los toros veut voir.

Un modeste, à l’instar des Urdiales, Curro Diaz ou du regretté Ivan Fandiño, qui bouscule l’ordre des choses, de par son toreo de vérité mais aussi une personnalité atypique.

Un visage bien souvent grisâtre, livide parfois,habité, voire quasi suicidaire, qui renferme un torero hors du commun, qui combat avec l’âme et les tripes.

Si l’étape de novillero avec picadors fut plutôt copieuse, avec pas loin de 110 paseos en trois temporada, les débuts comme matadors furent comme souvent des plus compliqués…

L’alternative, il l’a prise chez lui, à Lorca en septembre 2006 des mains de Javier Conde et en présence de Morante de la Puebla.

La suite? De pueblos en pueblos, Lorca pour plaza de survie, des élevages inconnus et des compagnons de cartel aussi méconnus que lui…. Il se présentât en France en 2009, à Vergèze, face à des Pages-Mailhan charpentés. Le garçon avait laissé l’aficion française avec une bonne impression.

Comme souvent le salut de ce type de torero en manque de contrats passe souvent par Madrid. Lorsqu’il y confirme l’alternative en août 2013, il était à ce jour l’unique triomphateur des novilladas nocturnes à ne pas avoir eu d’opportunités dans les arènes de la capitale.

Il va couper une oreille après avoir fait la vuelta face aux toros de Martin Lorca. De quoi attirer l’intérêt de Casa Chopera pour la saison qui suit.

Une saison 2014 qui le verra effectuer le paséo plus de 20 fois en allant deux fois à Madrid, mais aussi Séville, Pampelune ou Bilbao.

En France c’est en Arles, à Pâques qu’il signe l’une de ses prestations les plus abouties. Face à des toros de Robert Marge, il affiche son toreo pur et vertical face à son premier avant de signer une faena majuscule au sixième. Un bon toro certes, mais lidié avec temple, classe et sincérité par le torero de Lorca, le pupille des Monteilles se grandira sous les naturelles profondes qui portèrent sur le frileux public arlésien. Deux oreilles et vuelta au toro.

Torero de vérité, Paco Urena.

Lui ne dispute pas la Ligue de Champions, pas de piste aux étoiles, G5 et tralala. Tous les dimanches c’est match couperet. On le vit en octobre 2015, fondre en larmes après avoir vu s’échapper la Grande Porte de Las Ventas, échouant avec la ferraille au terme d’une faena d’anthologie face à un Adolfo Martin à qui il arracha des naturelles de face à couper le souffle ! Et tout cela avec un bras fêlé…

Madrid et son public trépignent d’impatience de le voir sortir sur les épaules au-devant de la Calle Alcala… Ce fut une nouvelle fois tout proche ce mardi, face aux toros du Puerto San Lorenzo, avec deux faenas remplies de sincérité, de vérité et de dévotion au bon toreo hélas mal conclues. Une oreille de poids tout de même… Otra vez sera…

Ce lundi il revient à Nîmes ou il coupât une oreille à un bon toro de Victorino Martin lors de la Feria de Pentecôte 2015 à l’occasion de sa confirmation d’alternative.

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