JAVIER CORTES, authentique et sincère…

JAVIER CORTES, authentique et sincère…

JAVIER CORTES, authentique et sincère…

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En 2019,Javier Cortes entamera sa neuvième année d’alternative et pourtant … il semble être l’un de ces toreros que le monde découvre à peine.

Sacré matador de toros en février 2010 dans les arènes couvertes de Vistalegre par Ruben Pinar et Miguel Tendero, devant un exemplaire de Zalduendo, le torero madrilène emprunte rapidement le chemin de Las Ventas, non loin de là pour y confirmer la cérémonie d’alternative. Ce sera le 8 mai suivant, toros d’Antonio Banuelos en présence d’un autre madrilène, Uceda Leal accompagné par El Capea.

Huit corridas en 2010, six l’année suivante et puis plus rien ou presque. Quasiment trois ans sans que l’ancien élève de l’école taurine de Madrid n’enfile le costume de lumières…

Fin 2014 une rencontre va changer le cours de sa carrière : Stephane Fernandez Meca décide de le remettre sur les rails.

Le maestro nîmois a pris pour habitude de relever des défis de taille et on se souvien talors qu’en 2008 ce dernier avait relancé avec succès la carrière d’un autre madrilène, Alberto Aguilar.

Un seul contrat en 2015 : Vergèze. Face aux toros de Prieto de la Cal. Au paseo sur sa droite, Sanchez Vara, un torero rompu aux âpres combats, expérimenté. A gauche, Morenito de Nîmes qui faisait ses adieux. Le vétéran quitte les pistes et le benjamin prend date avec l’aficion française. Javier Cortes signe deux faenas empreintes de sincérité et bon goût. Hélas l’épée lui fit perdre tout espoir de trophée. L’essentiel était fait : convaincre.

Depuis le torero de Madrid est devenu l’un de ses toreros dit « de France » à l’instar des Fundi, Aguilar, Robleño, Chacon où De Justo. Cette France taurine qui sait rendre grâce aux toreros de verdad, une aficion véritable qui respecte le toro bravo et les gratifie hommes de valeurs.

Ceret, Saint-Martin de Crau, Vic-Fezensac, Alès … autant d’arènes à la programmation sérieuse pour un torero sérieux, qui se la joue, la fémorale, pour de vrai celui-là… Pour autant de prestations abouties. Seul bémol, un maniement défaillant de l’estoc. Son point faible.

Il revient à Madrid par son propre mérite fin 2017 et y est déclaré triomphateur des Desafio Ganadero après avoir croisé le fer avec les toros de Pahla et Hoyo de Gitana.

Un succès qui lui ouvre à nouveau les portes de la plus importante arène du monde à l’occasion de la traditionnelle corrida goyesque du 2 Mai l’année suivante. Face aux toros de Joselito (El Tajo y la Reina), Javier Cortes va signer une prestation majuscule, inspirée,authentique et sincère. Il coupe une oreille de grande valeur malgré un sévère coup de corne.

Un prix du sang que sont prêt à payer les hommes, à tort rangés dans une catégorie bien peu précise, comme si ne jamais tricher avait moins de valeur que l’expression artistique prompte, faite d’écrans de fumée et de faux semblant. Qu’importe les blessures,lui a décidé de miser sur la franchise, le cœur, les tripes, les sentiments…

Ce concept même lui permit de retourner à Madrid à quatre autres reprises. Cinq contrats dans une seule temporada pour un torero proche de tout arrêter il y a à peine trois ans… Que de mérites.

Javier Cortes est un torero capable d’affronter tous types de bétails. Son temple, la précision de sa gestuelle et puis cette sincérité toujours, lui donne le crédit de ne pas être enfermé dans une catégorie de toreros à qui l’on va laisser les miettes…

2019 devrait être une année charnière pour lui, en France comme à Madrid, les habitudes sont sur le point de changer, sinon d’évoluer et si l’épée ne vient pas noircir le tableau, alors Javier pourrait surprendre où plutôt confirmer aux yeux du grand public.

Tout vient à point à celui qui sait attendre … avec authenticité et sincérité … toujours!

 

Pierrick Charmasson

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