Le “guiños” d’Arnaud – Un montage sur mesure

Le “guiños” d’Arnaud – Un montage sur mesure

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Le “guiños” d’Arnaud – Un montage sur mesure

Samedi 10 août // 1ere Corrida Provençale aux Saintes Maries de la Mer inspirée des variantes propositions de corrida à thème comme la Goyesque à Arles ou la Picassienne à Malaga.
4/5eme d’entrée sous un magnifique soleil et la mer en toile de fond.
Une corrida particulière qui rendit hommage à la culture camarguaise et provençale à travers tout le folklore régional. Paséo avec une grande «Capelado» formée de tous les acteurs représentants la Camargue et la Provence avec les manadiers, gardians, reine d’Arles et ses demoiselles, représentants des confréries. La partie espagnole était en habit de goyesque. Les sept toros combattus ce jour était tous issus d’élevages du Sud Est Français: Gallon frères, Blohorn, Margé, Cuillé, Piedras Rojas et Los Galos. Plus de 3 heures de spectacle sans que sonne le moindre avis.
Sébastien Castella toucha un Gallon très bien armé en forme de lyre et de corpulence en accord avec les critères de cette arène de troisième catégorie. Dès les premiers coups de capotes, on devina l’extrême noblesse de l’animal faisant l’avion. Une pique non entière en monde steak tartare poelé sera son seul châtiment. Deux paires vite fait de banderilles. Et Sébastien Castella démarra en roue libre gagnant le centre comme on va à la plage avec la serviette comme leurre. Tranquille comme Baptiste. La faena fut douce et templée profitant de la charge longue et noble du Domecq venu du mas d’Icard. Redondos à gogo sans jamais être accroché et autres assortiments montrant le haut niveau de maîtrise du Maestro Héraultais. Sur la fin de la faena, le colorado bociblanco ralentit le pas et eut tendance à partir aux planches à chaque fin de série. Des spectateurs aux critères qui sont très loin des miens demandèrent la vie sauve de l’animal. Le maestro se prit au jeu et le président oublia les avis. Devant la pression, il jeta le mouchoir orange. Autant vous dire que même en 3eme catégorie je ne cautionne pas ce genre d’excès triomphaliste allant pour moi à l’encontre de la fiesta brava. Deux oreilles et la queue et vuelta au ganadero. Un bon toro ce « Destocado » N°43 mais pas d’indulto pour moi.
Changement de décors avec le Blohorn solide et puissant. Thomas Joubert se planta à puerta gayola puis enchaîna deux largas avant de se faire prendre de manière alarmante à l’épaule frôlant le visage. Le Camarguais roux renversa la cavalerie en mettant les reins sur son unique rencontre avec le lancier. Une autre pique n’aurait pas été de manque. Le toro resta brusque dans ses arrancadas donna du taf au sincère Joubert. La faena fut variable techniquement mais toujours de loyal. Grosse épée et Oreille
Le Margé fut aussi bien présentée et montra de la caste dans le premier tiers sur sa seule pique. Juan Leal se planta dans les cornes et le fit tourner autour avec beaucoup de cran. Allant à l’extrême limite des terrains après il monte dessus. Beau volapie en s’engageant et Oreille
Sébastien Castella dompta avec aisance un Cuillé qui montra de belles qualités pour le toreo tout en restant faible. Castella commode, caressa le sable avec sa muleta avec une suavité majestueuse et le cornu sur roulettes s’engouffrait sans sourciller. On aurait dit un jeu qui a ses admirateurs mais personnellement ce n’est pas ma tasse de thé. Une entière arrière et efficace coucha rapidement le Cuillé : Deux oreilles
Thomas Joubert retourna face au toril. Par miracle le joli Piedras Rojas sauta par-dessus l’obstacle. Nouvelle bousculade dans la lidia d’un toro de caractère. Sur un quite par Gaoneras l’Arlésien se mélangea les pinceaux et finit à la porte des cornes. Devant son salut au quite providentiel du chef de lidia. Il entame la faena à genoux et fut arraché du sable tel une fusée de la NASA. Repris à multiples reprises et disloqué comme un pantin, je le vis mort, le sang glacé par la violence soudaine qui terrorisa l’assemblée bonne enfant. Rappelant qu’un toro est toujours un danger mortel même s’il peut paraitre inoffensif au premier coup d’œil. Détaché le maestro continua son travail mains basses et de face pour servir des passes de grande classe. Par moment sa muleta fut accrochée et cela manqua de structuration mais quelques séries furent d’un cachet à faire lever Séville. Malgré une mise à mort médiocre il trancha un appendice. Oreille
Juan Leal hérita du toro de Los Galos qui se détruit sur un burladero. En échange il récolta un Cuillé noble et faible qui s’éteint rapidement. Le torero par son entrega debordante supporta à bout de bras sa faena soutenue par Julian Guerra portant fortement de la voix à chaque passe. Le final tremendiste et le coup de boule sur le dos du toro fut d’un style qui plut aux vacanciers. Très belle lame en s’engageant deux oreilles

 

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