STEPHANE, JAVIER et ROMAIN, pour une grande après-midi.

Il est le benjamin du cartel, et entame tout de même sa dixième année d’alternative. Un dixième anniversaire qu’il fêtera ce mardi face aux toros de La Quinta. Sa première corrida de la saison.

Roman Perez, Romain Fluet pour l’état français, né à Arles, y a reçu l’alternative, un 13 septembre 2009 des mains de Juan Bautista, devant un exemplaire de Valdefresno et en présence de Sebastien Castella, excusez du peu. Trois oreilles en poche et direction Nîmes une semaine plus tard afin d’y confirmer brillamment cette toute fraiche alternative devant un toro de Garcigrande, toujours en présence de Castella, El Juli officiant dans le rôle du parrain.

Bercé par le milieu taurin depuis ses premiers pas, par un grand père, Roland Dupuis, chef gardian des manades Laurent d’abord et Cuillé ensuite entre 1970 et 1990. Romain intègre très tôt les écoles taurines d’Arles et Nîmes avant de prendre la direction de Salamanca. C’est dans le campo charro que le tarasconnais va littéralement éclater. Pas moins de 130 novilladas piquées entre 2007 et 2009. Il triomphe en Arles, à Nîmes et dans les plus importantes arènes d’Espagne, de Barcelone à Madrid en passant par la séduisante Séville.

Depuis son alternative et malgré quelques succès d’estime et en dépit de quelques injustices du milieu taurin, Roman Perez n’a pris part qu’à a peine plus de trente corridas mais ne s’apitoie pas sur son sort. Il vit de ses deux passions que sont le toreo et le cheval lusitanien, en attendant mieux.

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Lui c’est l’artiste gitano-andalou dans son plus simple appareil. Javier Conde Becerra est à la fois qualifié d’artiste à l’âme mi mélancolique mi baroque et de fou chantant et dansant au gré des cornes.

La Quinta-Conde, le mariage peut paraitre curieux. Mais lorsque l’on connaît le stylisme épuré et inspiré du mage malageño alors subsiste l’idée d’y voir face à la douce et suave charge s’un bon grisou de l’élevage andalou…

Javier Conde, c’est le chouchou de ses dames. Beau il l’est. De son toreo fleuri et dansant, à la fois profond et poli comme un diamant bru, parfois théâtral en ressorte quelques souvenirs aussi impérissables qu’indémodables. Qui parmi les présents ne se souvient pas de cette fantastique œuvre d’art, sublime, dessinée un soir d’été 2009 à Nîmes, devant le noble Lanero de Garcigrande.

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Et donc Stéphane. L’invité de dernière minute.

Oubliez l’idée que Fernandez Meca, son nom sur les carteles, va tenter de faire oublier le maitre Ponce, absent pour cause de blessure mais qui sera remis dans quatre jours pour le Puerto de Santa Maria. Pensez en ce que vous voulez.

Non Ponce, c’est Ponce et Meca… c’est Meca. Pas les même chemins, ni les même contraintes, ni la même usure chronologiquement gradué au gré des combats de gladiateurs que le nîmois s’est cogné durant plus de vingt ans.

Retiré des pistes depuis 2005, dans lesquelles il fit un bref retour en 2011 afin de boucler la boucle face aux Victorino Martin, Fernandez Meca demeure comme le plus préparé des toreros à la retraite avec son physique de jeune premier malgré ses 51 ans.

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