EN SOUVENIR DE REGISSEUR DE RAYNAUD

Il était né en 1944, de la vache Tigresse et du célèbre Prouvenço, père, entre autres, de l’incroyable Vovo. C’est Monsieur Aurillon, régisseur du mas de la Morade, qui le tombe en ferrade et lui donne l’origine de son prénom.

Régisseur deviendra le plus grand cocardier de la manade Raynaud, fondée en 1903. Ses débuts en piste, il les fait à Aubais, comme la quasi-totalité des taureaux de l’élevage.

C’est en 1951 qu’il se distingue dans les arènes de Lunel : combattant, il se livre dans le ballet de rasets avec volonté et raccompagne les hommes à la planche dans de puissants coups de barrières.

Les premiers d’une longue série… Aux Saintes Maries de la Mer en 1953, il blesse le raseteur Volle alors qu’il effectue une grande course. En 1954 à Lunel, il sort du lot brillamment d’une royale sensationnelle composée d’Albinos, Cerf, Laloy, Colonel et bien sûr Evêque qui partage l’affiche avec lui. Il réitère à Beaucaire devant une foule d’hommes, à Méjanes en 1956 et à Arles en 1957, où il obtient la consécration suprême de Bioù d’Or.

Toujours très mobile en début de course avant de se positionner prêt au combat, il arrivait parfois que ses propriétaires le fassent courir deux fois d’affilée pour le calmer.

Il blessa de nombreux raseteurs tout en essuyant quelques blessures lui aussi. Dur en piste, il s’avérait très doux en pays comme en atteste cette photo avec Marcel Raynaud, le caressant alors qu’il mange tranquillement dans son baquet d’avoine.

Il meurt le 2 novembre 1964 après avoir fait sa despedido en 1961. Il est enterré sur la terre qui l’a vu naitre, au Grand Radeau.