HUBERT ESPELLY : “Quand un cocardier de la grande dame foule le sable, il faut qu’il donne l’émotion que l’on vient chercher dans les Arènes” Manade Fanfonne Guillierme

Le travail du quotidien est toujours le même : révision des clôtures, changement d’herbage, faire le foin… Ainsi que les courses de taureaux jeunes pour en faire progresser certains, et voir ceux qui n’ont pas d’aptitudes pour la Course Camarguaise. Il y a le même travail, le même coût pour nourrir, élever des taureaux, avec une grosse perte financière sur 2020 en course camarguaise.

Je vois 2021 avec de l espérance ! Que lorsqu’elle commence, la saison puisse se terminer en novembre, et qu’il y est moins d’annulations. On ne rattrapera pas ce qu’on a perdu, mais avancer, revivre de bons moments dans nos arènes.

On a été encore plus strict sur les taureaux jeunes et certains cocardiers, pour faire plus de boucherie. J’espère que les confrères ont fait de même, il nous faut repartir mieux qu’avant, avoir une meilleure qualité en piste, satisfaire le public.

Nos bénévoles ne pourront pas éternellement faire des lotos… Pour trouver l’équilibre, on a besoin de remplir nos gradins. Qu’après chaque courses, les spectateurs aient envie de revenir. 

La manade a essayé de souffler le mieux possible ses bougies. L’an dernier, pour les 100 ans, certains événements ont dû être annulés ou reportés à cause de la crise sanitaire. On va donc essayer en 2021, sur les courses reportées, que la fête soit belle en piste et à côté.

Le principal objectif pour 2021, comme pour les autres années, c’est que quand un cocardier de la grande dame foule le sable, il donne l’émotion qu’on vient chercher dans les Arènes, quand on va aux courses, que l’on sente le danger qui ne se trouve pas dans d’autres disciplines.

La saison va se remodeler, des courses qui se reportent, d’autres qui s’annulent, donc nous allons bien voir au fur et à mesure du temps. 

La médiatisation est bien pour redonner envie de venir à des gens qui se sont éloignés des courses, leur redonner envie de vibrer en venant voir nos traditions.

La médiatisation de Toril TV est bien pour conquérir un nouveau public, qui a besoin d’explications pour comprendre notre spectacle. J’espère aussi et surtout que la médiatisation va nous ramener des jeunes dans nos écoles taurines, nos clubs, nos manades. 

On a de très bons raseteurs, de très bons taureaux, ce qu’il manque souvent, c’est l’alchimie entre les deux. On est proche de réussir, non pas à survivre, mais prospérer. J’espère qu’on va y arriver, tous ensemble !