JACQUET DE FANFONNE GUILLERME, BIOU DE L’AVENIR 2019

 

Dimanche, c’était au tour du Trophée de l’Avenir de célébrer sa fin de saison, avec des jeunes raseteurs talentueux mais aussi, un cocktail de cocardiers aux qualités remarquées durant cette temporada 2019. Les arènes et la régie municipale de Vauvert, étaient heureuses d’accueillir cette deuxième finale du Trophée Taurin, et avaient préparé, à cette occasion, un hommage tout particulier. Celui aux différents raseteurs, vainqueurs un jour, et pour toujours, du Trophée de l’Avenir.

Les afeciouna ont répondu présents alors qu’abrivado/bandido, roussataio de la manade Puig et de nombreuses arlésiennes venaient colorer avec ferveur cette journée. Bien entendu, la chanteuse Régine Pascal était de la partie pour entonner la célèbre et belle « Coupo Santo ».

Ce fut au tour des cocardiers sélectionnés d’entrer en piste pour faire leurs preuves. A la clé, un titre de Bioù de l’Avenir. Merlin de Cuillé fait face avec brio au début d’efforts, se montrant pimpant à l’arrivée. Simba de Lagarde rend difficile les rencontres ne se laissant guère manipuler au contact et finissant au bois. Ensuite, Vasco (Les Baumelles) manquant du pétard qu’on lui connait, brille tout de même dans de fantastiques coups de barrières, brisant les planches sur Brunel. Mythron de Lautier réalise un quart d’heure des plus sérieux, mais faible de son « peps » habituel qui l’aurait rendu encore plus pointilleux. Scampi de Saumade rapporte le piment et signe une belle prestation tandis que Vannier (Saint-Pierre) se montre très généreux. Mais c’est Jacquet de Fanfonne Guillerme qui, à seulement six ans, fait la différence. Vif, réactif, énergique et brillant, il se jette sur tous les cites avec une envie mordante, poursuivant, chasseur, jusqu’au bout et terminant de façon spectaculaire, en fanfares, dans les jambes des tenues blanches. Inépuisable, reste dans le combat et asseoit son avenir de la plus belle des manières, décrochant l’Avenir avec panache.

Alors que la manade aux couleurs azur et or avait seulement décroché la distinction en 1975 avec Vidourle et en 1981 avec Lou Mai, c’est avec assurance qu’elle s’apprête à célébrer sa centième année d’existence, en 2020.

 

*photographies : Norbert Gauthier